Préface et autres

Chers lecteurs,

L'histoire que vous vous apprêtez à lire, je l'ai écrite il y a maintenant 10 ans. Fort de mon fol espoir de jeunesse, j'avais pensé que cette histoire pourrait être un jour publiée. Qu'il serait possible de faire de cette histoire un livre, un vrai. Avec du papier et tout. Mais ce ne fut pas le cas. Pour tout un tas de raisons, la première étant que j'ai abandonné en cours de route. Cependant...

Cependant, Un Monde en paix m'est toujours resté dans un coin de la tête. Il est facile de me jeter des fleurs mais je trouvais, à l'époque, que l'histoire tout autant que le parti pris du côté de la narration étaient originaux et pouvaient plaire à certains.

Aujourd'hui, je vais me relire et me corriger.
La version que je laisserai ici sera donc une version plus aboutie que celle d'il y a 10 ans, pour mon plus grand plaisir. Et oui : pour "mon" plaisir, et non pas le votre. Car ne nous voilons plus la face. Le seul lecteur que je vouvoie ici, c'est moi-même. Personne n'a jamais lu mes histoires. Est-ce que j'en ressens une certaine déception ? Surement. Est-ce que j'en ai réellement quelque chose à faire ? Surement pas.

Aujourd'hui, je vais surtout et finalement statuer.
Est-ce que cette histoire vaut la peine d'être lue ?
Suspens...

Qu'en a-t-il coûté ?

 "Alors ?
- Alors vous n'aviez pas totalement raison, Maîtresse ! Nous pourrions même dire que vous aviez tort !
- Cesse tes facéties le Damné et dis-nous ce que tu as vu !


- Très bien ! Très bien ! Et bien le Soldat s'est réveillé le premier, comme vous le souhaitiez. Ensuite, il s'est dirigé vers la Princesse et l'a égorgé à mains nues. Ensuite, il a planté sa dague dans la jugulaire de la Mage. Un seul coup extrêmement bien placé. La Mage s'est par conséquent réveillée mais trop tard. Elle s'est vidée de son sang très vite. Le Soldat ne l'a pas quitté des yeux. Ensuite, il a réveillé le Colosse et l'a défié en duel. Le Colosse a refusé le combat alors il l'a embroché sans autre forme de discussion. Mais ! Mais ! Mais ! Ensuite, il ne s'est pas tué ! Il a laissé les corps en plan et il est parti sans rien dire.
- Hmmmm. Intéressant. L'Enchaînée ?
- Oui ?
- Pourrais-tu tenir le Soldat à l'œil quelques temps ?
- Bien sûr.
- Puisque ma consœur ne semble pas encline à vous demander pourquoi vous souhaiter le surveiller, je vous le demande. Pourquoi voulez-vous le surveiller ? Ce n'est qu'un simple humain. De la Sainte-Lignée, certes, mais au sang tellement dilué qu'il n'a plus rien d'un demi-Dieu.


Au cœur des Bois-Sans-Fonds, le sourire de la Grande Prêtrese brilla d'un obscur éclat.

Les arbres bruissèrent.

Perdre la guerre - 4/4

J'observai la Colonne iridescente depuis l'autre rive de la Pridoine. Les nuits d'Ancrage n'étaient pas régulières. Dix ans pouvait s'écouler sans que rien ne se passât puis, sans que rien ne permît de le prédire, nous pouvions être témoins de quatre nuits d'Ancrage en quatre nuits de suite.
C'était la première fois que je voyais une Colonne de mes propres yeux. C'était excessivement impressionnant. D'ailleurs le capitaine Jih à mes côtés ne faisait aucun effort pour cacher sa stupéfaction. Il était littéralement bouché bée.

- J'aurais dû rester avec les autres.

Je ne répondis pas. Le Docteur secoua doucement la tête. J'éperonnerai mon cheval et reparti vers la tête de notre cortège. En passant le long de mes troupes, je ne pus que constater une nouvelle fois que notre armée avait perdu de sa superbe. Seuls les plus couards d'entre nous avaient décidé de rentrer. Nos plus valeureux guerriers étaient restés sous la Colonne. Le sacrifice auquel ils avaient ainsi consenti était, à mes yeux, des plus abominables... Enfin...

C'est ainsi que nous gagnâmes la guerre. 

Perdre la guerre - 3/4

 "Pas un pas de plus !

- Veuillez m'excuser, mais nous avons des informations d'une extrême importance à vous communiquer. 

Il ne s'exprimait pas dans notre langue. Ni dans le dialecte des Plaines. Les mots qui sortaient de sa bouche n'appartenaient à aucun langage humain. Mais nous comprenions ce qu'il disait. Et nous comprenions qu'il nous était supérieur. Que nous n'étions que des fourmis et que nous devions sa visite qu'à sa magnanimité. Je me concentrai sur l'odeur de l'urine qui imprégnait mes chausses. C'était le moyen le plus efficace que j'eus pu trouver pour rester ancré dans l'instant présent et ne pas paniquer. 

Where the sun sets

Who's whistling that enchanting tune ?
Who's guiding our path through these dreamy dunes ?

Don't you dare break the spell,
A journey where the devils and fairies dwell.
Time is ticking,
Grab a shovel and start diggin', 
A treasure buried under my good will.

Life's turning counterclockwise,
I am cursed you can't deny.

Who's whistling that malignant tune ?
Who's guiding our path through these dreamy dunes ?

Time is flowing through my fingers.
I want sand to soar while it lingers.
My futur will thrive,
While my present strives

Who's whistling that compelling tune ?
Who's guiding our path through these dreamy dunes ?

Devils and fairies would parade,
But only you can break the spell. 
Time is ticking, 
The princesses languish
Lost in the lavish,
Princes wither, 
Good for us we are neither.

Timeflow left to cross,
Pandora lent us her box, 
Up to you to lift the lid or not.
Hope is concealed inside,
Together with sickness and Valkyries' ride.

Who's whistling that sorrowful tune ?
Who's guiding our path through these dreamy dunes ?

Somehow I'll be by your side, 
In this carnival, this masquerade.
I'll be your sword and shield,
Even when you'll decide my heart to pierce.
Time is a leap of faith.

Fireworks are painting the skies,
I'm staring at the twinkling stars.

Begin whistling that enchanting tune,
Guiding my path through these dreamy dunes.

Would you dare breaking the spell ?
A journey where devils and fairies dwell.

Perdre la guerre - 2/4

 Nous n'avions pas encore engagé l'ennemi que nous sûmes avec certitude que nous mourrions en vain.

Perdre la guerre - 1/4

Il frappa du poing sur la table. Fort. Lorsqu'il avait revêtu pour la première fois sa cape aux galons d'argent, il pensait candidement que ses troupes allaient lui obéir au doigts et à l'œil, tout simplement parce qu'elles sont censées obéir à leur maréchal. Aujourd'hui, il avait compris que ce n'était pas comme ça que cela fonctionnait. Mais il peinait toujours à comprendre que taper du poing sur la table n'asseyait en aucun cas son autorité. Je pensais à part moi que notre Empereur son oncle avait fait une erreur en le nommant à ce poste. Mais ce n'était pas mon rôle de remettre en cause les décisions de mon Empereur. Minimiser les dégâts que pouvait causer son neveu, par contre, entrait dans mes prérogatives. 

"Comment se fait-il que nous soyons tenus en défaite par cette bande de sauvage ? tempêta-t-il de sa voix de baryton. C'est inadmissible !

Idéal

La mort dans l'âme,
La fleur au fusil,
Tu as enfin compris.
Tu l'attendais depuis longtemps,
Cette épiphanie.

Choisir de ne rien faire est déjà choisir.
Survivre en attendant la fin,
Est-ce là ton désir ?
Allez, prend ma main,
Allons découvrir d'autres chemins.

Qu'il serait frustrant
De viser le statu quo ! 
Il est bien plus enivrant, 
Bien plus beau,
De refuser l'impossible, 
De transcender le tangible !
Allez, prend ma main,
Allons découvrir d'autres chemins. 

Montons sur des barricades ! 
Scandons des slogans !
A propos de ta vie, de ma mort, des rages de dents !
Tout ce que veux, pourvu qu'on avance, Qu'on ait une raison de se retrousser les manches.
Allez, prend ma main,
Allons découvrir d'autres chemins. 

Allons tout faire cramer !
Les abribus et les supermarchés !
Quoi ? Des répercussions ?
Je fais fi des sanctions ! 
Seule ma vie est engagée.
Je préfère la faire fructifier,
Que de me planquer sous un oreiller.
Allez, prend ma main,
Allons découvrir d'autres chemins.

Puisque ce monde aime creuser les inégalités,
Autant se payer le luxe de s'en insurger.
Pleurer ensemble sous le lacrymo
Ou seul devant de la crème glacée en pot ?
Allez, prend ma main,
Allons découvrir d'autres chemins.

Sois l'étincelle qui embrase ton cœur,
Et tu en verras de toutes les couleurs.
Sois la raison que ta raison n'a pas,
Je serais là pour nettoyer les dégâts.

Allez viens,
Prend ma main !
La félicité te tend le bras !
Peu importe le temps qu'il te faut pour monter ces marches.
Je sais que tu le feras avec panache. 

Journal - Entrée 15 - Dernière entrée

J'ai piqué ce carnet dans le coffre de mon père. Pourquoi nous en a-t-il caché l'existence ? Moi aussi je veux faire passer des choses de ma vie à la postérité ! Je suis le prince Ogar, le futur Roi, nom des Dieux !

Et il y a bien une chose que j'aimerais raconter ! C'est que...

Une rame et un rai

Il était à plus d'une dizaine de rangées de moi et pourtant je ne voyais que son visage.
Littéralement. De toutes les personnes qui m'entouraient, c'était le seul dont j'apercevais distinctement le visage.

Quoi qu'il en coûte - Partie 3/3

Je me réveillai en sursaut. Nous étions revenu à l'orée des Bois-Sans-Fonds. Nos chevaux broutaient tranquillement à quelques pas de là. Bien que j'ignorais la manière dont nous étions parvenu ici, il ne m'était pas difficile d'imaginer que la Grande Prêtresse y était pour quelque chose.

Quoi qu'il en coûte - Partie 2/3

 Je m'affalai dans la poussière du sentier. Hors d'haleine. J'avais gagné. La victoire fut laborieuse à conquérir mais elle m'appartenait. Par la pensée, je l'offris à Gracille. Elle flottait toujours à côté du Damné, inconsciente. Minda avait terrassé son Ombre depuis un bon moment. Lyn ferraillait encore. Nous étions réduit à le regarder perdre son combat. Certaines personnes sont incapables de vaincre leurs fantômes.

Équilibre

Ils venaient de quitter la salle du trône, en compagnie du reste des Ghrnis, sorciers rattachés au service de l'Impératrice.
Maël et Frann avaient bien évidemment assisté à la cérémonie. Comme tous leurs frères et sœurs de grimoires.

Ils étaient sortis du château et marchaient côte à côte, en direction du Logis. Ils en avaient pour un petit moment : dix bon kilomètres séparaient la demeure de l'Impératrice de leurs baraquements et il était formellement interdit d'utiliser un quelconque sort dans un rayon de 8,32 kilomètres autour du Palais. Au risque de se faire foudroyer sur le champ par les sorts de protection entourant son Altesse Impériale.
 
Des chariot avaient été affrétés pour que les Ghrnis puisse rentrer chez eux en un temps raisonnable. Cependant, Maël avait préféré la marche à pieds, pour des raisons que Frann ne connaissait que trop bien. Ce dernier l'accompagnait, autant par sollicitude envers son ami que parce qu'il appréciait l'exercice physique.