Le résultat ne se fit pas attendre. Une… deux… trois… Trois. Trois colonnes de lumière se matérialisèrent tour à tour autour de la voiture et de chacune d’entre elles sortit une personne. Un ou une membre de la Confrérie. D’où j’étais, recroquevillé dans l’habitacle de la Fenwri 150 renversée, je ne distinguais que leurs bottes qui s’éloignaient en courant pour se diriger vers l’orée du bois où se trouvaient très probablement les esprits. Ces derniers l’ignoraient sûrement, mais ils n’avaient aucune chance de réchapper vivants d’un affrontement avec des membres de la Confrérie. J’étais sauvé. Mais la partie était malheureusement loin d'être terminée.
Batrachotoxine
Petit blog tenu par une petite grenouille.
Chapitre 7 : Que les hostilités commencent
Nous sommes à l’entrée du col des Trois Pendus. Derrière
cette montagne, c’est l’Orst. Et bientôt un champ de ruine. Cela faisait très
longtemps que je n’étais pas sortie du palais. Je me rappelle pourquoi je
n’aime pas ça. Il y a trop d’espace. Pas assez de mur. On ne voit pas de fin.
Je suis allongée dans la neige. Maîtresse aussi. C’est très
froid la neige. Ça fait presque mal. Maîtresse observe avec des jumelles longue
portée l’autre versant du col. Maîtresse porte un long manteau blanc
imperméable qui la garde au sec. Elle a rabattu la capuche sur sa tête. Elle a
un pantalon épais. Blanc aussi. Cela lui permet de se camoufler dans la neige.
Même si des orstiens regardent dans notre direction, ils ne verraient rien.
Moi, on ne me voit pas non plus. On m’a rasé la tête pour
que mes cheveux n’attirent pas l’attention. Ma peau est aussi blanche que la
neige. Allongée dans la poudreuse, face dirigée vers le sol, je suis aussi
invisible que Maîtresse. C’est grâce à ses soins si je peux aujourd’hui
l’accompagner. Je lui en suis reconnaissante. Je suis la seule familière qui
soit partie avec Maîtresse à la conquête de l’Orst. Je mesure la chance et
l’honneur qui m’échoie.
Je me remémore ses mots. Pendant qu’elle s’appliquait à me
recouvrir d’un mélange d’acide de sa composition afin de rendre ma peau plus
blanche que la neige, Maîtresse m’a expliqué pourquoi elle me faisait cette
faveur :
Avalanches
Esprit - 1/13 - Cavale
Autant le reconnaître : j’étais en mauvaise posture.
Chapitre 6 : Vous prévoyez des vacances en Orst prochainement ?
Le Berserk n’a rien détruit. Enfin. Le Berserk n’a presque rien détruit.
Cela va faire une semaine que nous sommes rentrés en Orst. Nous avons par conséquent eu le temps de faire le point et comprendre enfin ce qui s’était passé après que nous ayons quitté la Nouvelle-Gordéa… un peu précipitamment dirons-nous.
Chapitre 5 : Maîtresse
Maîtresse est heureuse. Je le sais parce que j’ai le droit
de me lover contre elle. Je ronronne de plaisir. Elle me mord l’oreille. Elle
fait tout de même attention de ne pas me l’arracher.
Elle m’a cassé une jambe durant la Croix Enflammée. Cela faisait longtemps que ça n’était pas arrivé.
Nous étions trois familiers pour satisfaire Maîtresse au début de l’acte. Je suis la seule encore consciente. D’où je suis, j’aperçois l’un d’eux. Etendu au sol. Il respire bruyamment. Il a le visage boursoufflé et le nez brisé. L’autre est mort asphyxié par strangulation. Il n’a pas correctement repris son souffle lorsque Maîtresse l’a astreint à la position du Dévouement. Une faute de débutant. Je n’ai aucun respect pour ce genre de familier qui ne sait pas correctement servir Maîtresse.
Chapitre 4 : Dégommons du Golem
Cela faisait longtemps que je n’étais pas venu sur le site
de l’antique Tafamé. Le Berserk n’a pas bougé. Toujours aussi terrifiant. De
manière parfaitement honnête, j’arrive à comprendre pourquoi les gens en ont
peur. C’est une statue, certes, mais son réalisme est si prenant qu’il est
facile de croire qu’elle peut prendre vie à tout instant1.
Elle mesure exactement 13,856 mètres de haut2. Tout son corps, à
l’exception de sa tête, a été façonné de manière à ressembler au corps d’un homme3. Mais pas n’importe quel
homme. Nous sommes sur un corps d’une personne qui passe quarante heures à la
salle de musculation par semaine et dont le régime alimentaire est à base de
stéroïdes. Sa tête, quant à elle, ressemble à celle d’un canidé. Là encore,
quand je parle de canidé, je ne pense pas au chihuahua de mamie. Sa tête dégage
un mélange intéressant d’intelligence et de noblesse – que l’on associe très
souvent aux loups – ainsi que de folie
et de cruauté – plutôt relatives aux hyènes. Le tout est d’un brun clair de
terre séchée. La seule touche de couleur vient des deux énormes pierres peintes
en rouge sang au niveau de ses yeux. Le résultat est stupéfiant. Ney était un
sacré sculpteur.
Mais je ne suis pas là pour admirer la vue. Je suis là pour dégommer du Golem.
Poursuite
Otaries et Koalas
Chapitre 3 : Je suis Nayna
Maîtresse est très en colère. Elle a frappé plus fort et plus longtemps que d’habitude. Je ne sens plus mon dos. Je vois des étoiles danser devant mes yeux. J’ai glissé dans une de mes propres flaques de sang en marchant derrière Maîtresse. Elle rentre dans sa salle du trône et va s’asseoir sur son trône impérial. Tout en or et immense. Elle a fière allure assise ainsi.
Chapitre 2 : Yongène, pour vous servir
Je retiens à grand peine un bâillement. La légende de Tafamé,
tout le monde la connaît.
On a tous lu étant gamins le discours de Ney, on a tous
entendu raconter l’histoire funeste de cette ville. Ce discours grandiloquent
n’était pas obligatoire.
D’autant plus que sa version de la légende n’est pas des plus captivantes. Mon grand frère en avait une qui filait la chair de poule, où le Berseker poursuivait les petits enfants pour les manger tout crus. Là on écoutait.
Aurora Australis
Chapitre 1 : La chute de Tafamé
Préface et autres
Cependant, Un Monde en paix m'est toujours resté dans un coin de la tête. Il est facile de me jeter des fleurs mais je trouvais, à l'époque, que l'histoire tout autant que le parti pris du côté de la narration étaient originaux et pouvaient plaire à certains.
Aujourd'hui, je vais me relire et me corriger.
La version que je laisserai ici sera donc une version plus aboutie que celle d'il y a 10 ans, pour mon plus grand plaisir. Et oui : pour "mon" plaisir, et non pas le votre. Car ne nous voilons plus la face. Le seul lecteur que je vouvoie ici, c'est moi-même. Personne n'a jamais lu mes histoires. Est-ce que j'en ressens une certaine déception ? Surement. Est-ce que j'en ai réellement quelque chose à faire ? Surement pas.
Aujourd'hui, je vais surtout et finalement statuer.
Est-ce que cette histoire vaut la peine d'être lue ?
Suspens...
Qu'en a-t-il coûté ?
"Alors ?
- Alors vous n'aviez pas totalement raison, Maîtresse ! Nous pourrions même dire que vous aviez tort !
- Cesse tes facéties le Damné et dis-nous ce que tu as vu !
- Très bien ! Très bien ! Et bien le Soldat s'est réveillé le premier, comme vous le souhaitiez. Ensuite, il s'est dirigé vers la Princesse et l'a égorgé à mains nues. Ensuite, il a planté sa dague dans la jugulaire de la Mage. Un seul coup extrêmement bien placé. La Mage s'est par conséquent réveillée mais trop tard. Elle s'est vidée de son sang très vite. Le Soldat ne l'a pas quitté des yeux. Ensuite, il a réveillé le Colosse et l'a défié en duel. Le Colosse a refusé le combat alors il l'a embroché sans autre forme de discussion. Mais ! Mais ! Mais ! Ensuite, il ne s'est pas tué ! Il a laissé les corps en plan et il est parti sans rien dire.
- Hmmmm. Intéressant. L'Enchaînée ?
- Oui ?
- Pourrais-tu tenir le Soldat à l'œil quelques temps ?
- Bien sûr.
- Puisque ma consœur ne semble pas encline à vous demander pourquoi vous souhaiter le surveiller, je vous le demande. Pourquoi voulez-vous le surveiller ? Ce n'est qu'un simple humain. De la Sainte-Lignée, certes, mais au sang tellement dilué qu'il n'a plus rien d'un demi-Dieu.
-
J'ai lu Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley il y a certain temps maintenant. J'étais dans ma période dystopie. Ray Bradbury...
-
Autant le reconnaître : j’étais en mauvaise posture.
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Sa voiture garée, il coupa le contact. Il prit une grande inspiration, détacha sa ceinture de sécurité et sortit. Il se dirigea d'un pas...